Pendant l'année 2006, en terme d'ouverture de systeme, de nombreuses frontières se sont "diluées", "estompées" (voir Dilution des frontières).
2007 est maintenant bien avancée, et les conséquences de la dilution des frontières, et du flou dans les limites usuellements appliquées, peuvent se constater.
En particulier, en ce début d'automne, c'est un "atterissage dans le concret" qui fait ressortir les flous et excès.
La dillution des frontières s'est jouée à la faveur d'illusions, de flou dans les limites.
Cela a eu des aspects très positifs, en terme de créativité (voir Moteur de créativité).
L'atterisssage dans le concret va probablement être brutal : l'automne 2007 sera probablement assez mouvementé, avec notamment un sens méticuleux du détail, des faits, des limites.
Voici quelques exemples, dans l'actualité, indiquant cette tendance :
L'ouverture de nombreux systèmes abouti maintenant à une crise, dont l'axe principal est la confiance :
Parmi les exemples, quelques cas flagrants de perte de confiance :
Pour faire un peu d'anticipation, le retour au concret et le souci méticuleux du détail risque d'entrainer un constat d'illusion, et entrainer d'autres crises de confiance.
Je ne serai pas étonné de voir éclater un ou deux gros scandale, liée à une "tromperie" ou un abus de confiance.
L'ouverture des systèmes est un processus perturbant.
Des éléments exterieurs, par leur différence, viennent perturber le fonctionnement du système tel qu'il était avant son ouverture.
Ces évolutions peuvent se faire consciemment, volontairement, voire de gaité de coeur comme on dit.
Cela n'a pas été vraiment le cas dans de nombreuse situations, dont notamment celle de la dite "mondialisation".
Cela s'est fait à la faveur d'illusions, permettant le lacher prises.
Si ce lacher prise est facteur de créativité, favorable en soi, les illusions ont aussi apporté leur lot de soucis.
Elles ont aussi permis à de nombreuses entités (pays, institutions, entreprises, communautés...) de cacher une grosse part des difficultés liées au fonctionnement en système élargi :
Ces soucis pouvaient déjà se voir en 2005, comme évoqué dans cet article : Diversité et solidarité.
Avec un retour au concret, un soin méticuleux dans l'analyse des détails, et des pertes de confiances comme conséquences, alors, les parties cachées vont apparaitre brutalement.
Il semble, malheureusement, que dans ces cas là... le plus dur reste à faire !
L'aspect économique n'est qu'un élément des systèmes.
Certes réducteur par rapport à l'humain en général, il a l'avantage, cependant, de représenter l'activité humaine.
Quand on dit que l'économie repose sur la confiance, il y a des soucis à se faire...
C'est à mon sens le prix à payer pour l'évolution.
Voir cette interview très éclairante : Crise économique - Patrick Arthus - Matin France Culture - 27 aout 2007
Dans tout système, groupe ou communauté humaine, les institutions sont les garantes du fonctionnement entre les membres.
Elles garantissent notamment la confiance dans l'interaction entre les parties.
La période d'ouverture c'est faite à la faveur d'un flou dans les frontières et les limites.
Elle s'est accompagnée d'illusion, mais aussi d'une redistribution des souverainetés. Certains acteurs ont émergés, d'autres ont perdu leur ascendant.
Dans le prolongement de la crise de confiance, les institutions seront probablement très chahutées.
Leur autorités pourrait être remise en question, et par la même leur légitimité.
Ceci est une conjecture, s'appuyant sur la logique d'ouverture des systèmes et de crise de confiance. Elle ne pourra se constater qu'à partir de 2008...